Violences du 1er mai 2018 : dix-huit mois de prison avec sursis requis contre Alexandre Benalla

Ouest France - 14/06
L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron comparaît en appel notamment pour des violences en marge du cortège de la fête du Travail de 2018 et l’utilisation frauduleuse de passeports diplomatiques après son limogeage de l’Élysée. Une peine de douze mois de prison avec sursis a aussi été réclamée pour son ami Vincent Crase, ex-employé d’En marche !, jugé à ses côtés, ce mercredi 14 juin 2023.

Il a dénoncé des « dérapages inacceptables », souligné le « caractère singulier de l’affaire ». Mais noté aussi la situation familiale et professionnelle ainsi que le « casier judiciaire vierge » d’Alexandre Benalla. Le parquet général a réclamé à son encontre, ce mercredi 14 juin, une peine de dix-huit mois de prison avec sursis, avec une interdiction de port d’arme durant dix ans, une interdiction d’exercer une fonction publique durant cinq ans et 500 € d’amende. L’ex-chargé de mission de l’Élysée est rejugé en appel notamment pour des violences commises lors de la manifestation du 1er mai 2018, à l’origine d’un scandale politique retentissant.

Ce sont les mêmes réquisitions qu’en première instance. Le tribunal correctionnel avait été finalement au-delà, prononçant en 2021 une peine principale de trois ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique.

Il a « enfin consenti à reconnaître des délits »

L’avocat général Damien Levadou a demandé que la cour confirme la condamnation d’Alexandre Benalla pour avoir utilisé frauduleusement des passeports diplomatiques et de service après son limogeage de l’Élysée. Ainsi que pour avoir porté une ar...
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