« Pour Jeanne, la sexualité n’a rien à voir avec la morale »

Humanite - 13/06
Cinéma Jeanne et le garçon formidable (1998) ressort en salle dans une version restaurée. L’occasion d’évoquer, avec les réalisateurs Olivier Ducastel et Jacques Martineau, une œuvre en avance sur son temps.
Jeanne et le garçon formidable, d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau, France, 1 h 34

Jeanne a les traits malicieux et la beauté incandescente de Virginie Ledoyen qui incarne l’hôtesse d’accueil d’une grande agence de voyages. Elle a le sourire généreux, croque l’amour avec gourmandise et aime mettre de la couleur dans ses vêtements et son environnement. Elle tombe amoureuse ­d’Olivier (Mathieu Demy), rencontré dans une rame de métro. Ex-toxico, séropositif à une époque où le sida continue en France de faire des ravages, il se défie de cet attrait réciproque et inconditionnel. Il tente de prendre ses distances, elle s’accroche effrontément. Très fortement influencée par le cinéma de Jacques Demy, cette comédie musicale sortie en 1998 résonne pourtant encore fortement aujourd’hui. Des thématiques comme la convergence des marges, le polyamour, la question du co...
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