Sur la place Colette bondée fusent des indications au micro. Les futurs spectateurs peinent à se rassembler sous l’écrasant soleil de juin. Le bâtiment se tient, fier, face à la foule qu’il s’apprête à avaler. C’est en réalité le mouvement inverse qui, par joie, se produit : Trappes engloutit le grand théâtre pour l’habiter tout entier, le temps d’une représentation.
Entrés groupe par groupe, les quelque 700 Trappistes, invités dans le cadre d’un partenariat avec leur commune, gagnent leur place. «Attention parce que si tu te mets devant, on va te faire monter sur scène», plaisante l’une, quand l’ouvreur, de bien belle humeur, s...
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