Revue: Dans ‘The Comeuppance,’ un Bigger, Chillier Big Chill

New York Times - 07/06
Dans sa nouvelle pièce hantante, Branden Jacobs-Jenkins met à jour le genre de réunion avec trop de jus de jungle et un autre visiteur du monde.

Les retrouvailles scolaires, comme le travail et la famille, sont un terrain fertile pour les dramaturges, offrant une excuse pour rassembler des personnages disparates avec un catalogue de conflits faits. (Il y a toujours quelqu'un qui s'est fait larguer, dissoudre ou dissocier il y a x ans.) Ajouter l'alcool ou le pot pour alimenter la résurgence des vieux sentiments et desserrer la langue, puis laisser la compression lourde de la chronologie, juste un week-end ou même une nuit, faire le reste.

Branden Jacobs-Jenkins jongle tous ces éléments dans « The Comeuppance », qui a ouvert lundi au Théâtre Signature. Mais s’il se contentait de mettre à jour la formule « The Big Chill » – maintenant prête pour une 40e réunion elle-même – cette production mondiale de première, dirigée par Eric Ting, aurait été peu plus que sentimentale et drôle. Au lieu de cela, invoquant la litanie de la violence et de la catastrophe qui a ponctué la vie de ses personnages, pour qui le massacre de Columbine en 1999 et les 11 attentats du 11 septembre étaient des bookends du lycée, c'est aussi une profonde tragédie, ou peut-être vice versa, à propos de la réunion qui nous attend tous.

La frontière entre le monde et l'autre monde est poreuse...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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