Rue Bara, Montreuil. À deux pas de la station de métro Robespierre, cette rue longue d’à peine 20 mètres raconte l’histoire.
Devant le numéro 18, quelques centaines de personnes se sont réunis sous le soleil, dans une ambiance festive. 160 travailleurs migrants viennent d’être relogés au nouveau foyer Bara, qui remplace le précédent, démoli car insalubre.
Kante Traoré, 70 ans, retrouve ainsi la résidence cinq ans après sa fermeture. Agent de nettoyage, l’homme originaire du Mali y est arrivé en 2000.
« Mon grand frère était là avant moi, c’est lui qui m’a ouvert la porte. À cette époque, on dormait à plusieurs sur des lits à même le sol », raconte le septuagénaire vêtu d’un boubou gris, qui reçoit, chaque week-end, l’heureuse visite de son neveu Baky.
Lui se souvient encore du foyer en 2016, lorsqu’il est arrivé en France à l’âge de 15 ans. ...
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