L'Afrique du Sud vient d'accueillir une réunion des ministres des affaires étrangères des pays BRICS, une étape importante dans la préparation du sommet du bloc qui aura lieu en août à Johannesburg. Les BRICS regroupent 5 pays dont la Russie, la Chine, l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud, représentant plus de 40% de la population mondiale et près d'un quart du PIB mondial.
Cependant, un problème qui préoccupe les responsables sud-africains est de savoir comment traiter le mandat d'arrêt contre le président russe Vladimir Poutine émis par la Cour pénale internationale (CPI) au cas où il se rendrait à Johannesburg pour le sommet des BRICS.
Le mandat d'arrêt a été émis à la mi-mars lorsque la CPI, basée à La Haye, aux Pays-Bas, a accusé Poutine et la commissaire du président russe aux droits de l'enfant, Maria Lvova-Belova, d'avoir "déplacé illégalement" l'enfant. de conflit entre les deux pays.
Le président russe Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse au Kremlin, à Moscou, le 2 décembre. Photo : AFP
En conséquence, la CPI a demandé à 123 pays membres, dont l'Afrique du Sud, d'arrêter Poutine et de le transférer aux Pays-Bas pour y être jugé s'il mettait les pieds sur leur territoire. Dans la pratique, cependant, tous les pays ne se conforment pas à la décision de la Cour.
Moscou qualifie le mandat d'arrêt de la CPI de vide de sens. Les États-Unis et la Russie avaient l'habitude de rejoindre la CPI mais se sont retirés et ne l'ont pas reconnu. Certains pays comme la Chine et l'Inde ne participent pas et ne reconnaissent pas la juridiction de la CPI. En 2016, le président sud-africain de l'époque, Jacob Zuma, a proposé de retirer le pays de la CPI, mais a ensuite abandonné l'idée.
Poutine a déjà accepté une invit...
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