La ministre de la Justice Judit Varga a annoncé mardi sur sa page Facebook que "la présidence hongroise de l'UE d'affilée est la plus sûre".
Au fond, il serait surprenant que l'opinion publique doive être ainsi assurée, puisque la présidence de l'union - pour être précis, le Conseil composé des gouvernements des États membres, qui joue un rôle clé dans la prise des décisions finales dans ses formations ministérielles - n'est pas une option, son existence est garantie par le traité fondamental de l'union. La présidence tourne entre les États membres tous les six mois, au cours de ce semestre, le pays respectif dirige toujours les réunions du conseil, c'est-à-dire les réunions entre les différents ministres des États membres de l'UE. (La seule exception est la réunion du ministre des Affaires étrangères, toujours présidée par le Haut représentant pour les Affaires étrangères, et de l'instance suprême des chefs d'État et de gouvernement, le Conseil européen, qui a également un président, le Belge Charles Michel. Viktor Orbán ne présiderait donc pas un sommet européen.)
Ce sera au tour du gouvernement hongrois l'an prochain, au second semestre 2024, dont les préparatifs sont en cours depuis l'an dernier. La présidence hongroise a même reçu un commissaire spécial du gouvernement...
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