L'art de Tomás Saraceno dénonce le "colonialisme énergétique" dans les jardins de Kensington

Infobae - 01/06
L'exposition « Web(s) of Life » à la Serpentine Gallery de Londres révèle son regard sur la crise climatique. "Ceux qui en souffrent ne sont pas responsables de toutes les émissions de carbone", explique l'artiste argentin
Tomás Saraceno devant une de ses installations "Web(s) of Life" à Londres (Daniel LEAL / AFP)

Dans une exposition à Londres sur les énigmatiques toiles d'araignées, l'artiste argentin Tomás Saraceno dénonce un "colonialisme énergétique" qui à travers de "fausses solutions" comme les batteries électriques au lithium perpétue la surexploitation minière et le "déséquilibre" Nord-Sud.

Dans une salle obscure, cinq immenses toiles d'araignées -certaines récemment tissées par des araignées dans la capitale britannique, d'autres ramenées de Berlin où vit l'artiste- centrent Web(s) of Life, que la Serpentine Gallery expose dans les jardins de Kensington depuis jeudi et jusqu'en septembre dix.

"Les toiles d'araignées se trouvent dans chaque maison et il me semble qu'elles marquent l'endroit où la nature commence", explique Saraceno. "Nous essayons de penser que les humains peuvent en quelque sorte vivre sans la planète, mais les araignées ne peuvent pas vivre sans la toile", ajoute-t-il.

Les déjà célèbres toiles d'araignées de Saraceno (Daniel LEAL / AFP)

Cela peut vous intéresser: Tomás Saraceno: "Je fais plus confiance aux araignées diseuses de bonne aventure du...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...