Il y a plus de 50 ans, un chercheur indien décide de travailler sur le développement d’un vaccin qui empêcherait de tomber enceinte pendant plusieurs mois. Début mai, il s’est livré sur l’avancée de ses recherches.
Début des années 1970. Le chercheur indien Gursaran Pran Talwar se lance dans le projet de développer un vaccin comme moyen de contraception. Il serait non contraignant et sans effets secondaires pour les femmes. Il constate en effet que les femmes de son pays ont des difficultés d’accès aux contraceptifs et sont même parfois réticentes à les utiliser. La majorité d’entre elles préfèrent se tourner vers la ligature des trompes, une méthode contraceptive irréversible. Son parcours est raconté par un dossier du magazine The Atlantic.
L’objectif de Gursaran Pran Talwar est de proposer aux femmes un moyen de contraception facile à administrer, moins invasif qu’un dispositif intra-utérin et moins contraignant qu’une pilule contraceptive. Il voudrait aussi éviter aux femmes les effets secondaires indésirales d’un contraceptif tels que la prise de poids, les changements d’humeur et la formation de caillots sanguins dans les cas les plus graves.
Comment un vaccin, une technique normalement utilisée pour éradiquer des maladies, pourrait-il empêcher une grossesse ? Une fois injecté, le vaccin neutralise l’hormone chorionique gonadotrope humaine (sécrétée dès le début de la grossesse et indispensable au développement de l’embryon) grâce à la production d'anticorps anti-HCG. Sans cette hormone, la grossesse ne peut pas évoluer. C’est ce qu’on appelle l’immunocontraception. On ordonne au corps de ne pas laisser la grossesse avoir lieu en lui demandant de produire des anticorps dirigés contre elle.
Interrogée sur ce projet, Julie Levy, spécialiste des maladies infectieuses félines aux Etats-Unis, explique que ces injections contraceptives sont déjà utilisées chez certains animaux sauvages dans le but de contrôler leur reproduction.
Après 50 ans de recherche, Gursaran Pran Talwar a fait savoir que son vaccin est au stade des essais cliniques pour son utilisation chez l’homme. S'il est un jour commercialisé, il pourrait être choisi comme contraceptif par de nombreuses femmes au vu de ses nombreux avantages :
Les premiers essais cliniques ont montré que le vaccin était plus efficace sur certaines femmes que d’autres. Les analyses de sang de 20% des participantes aux essais cliniques ont en effet révélé que la réponse immunitaire n’était pas assez efficace pour empêcher une grossesse. Ce qui ne garantit donc pas la contraception. Or, un vaccin contraceptif ne peut être validé et commercialisé si son efficacité est inférieure à 99%.
Selon Gursaran Pran Talwar, la dernière version du vaccin contraceptif aurait également un effet contre certains cancers à un stade avancé. Les derniers essais cliniques ont montré qu’il serait efficace pour détruire...
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