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Les principales leçons à retenir des élections turques
LOrientLeJour -
29/05
Vague ultranationaliste et xénophobe, marginalisation politique des Kurdes, failles de l’opposition, crise économique éclipsée… Voici les enseignements à tirer du scrutin remporté au second tour...
Il l’a fait. Le reïs est parvenu à se faire réélire pour un troisième mandat, distançant son opposant Kemal Kiliçdaroglu de près de cinq points au second tour d’élections à la veille desquelles il était donné perdant par tous les sondages d’opinion. Après deux décennies d’un pouvoir de plus en plus autoritaire, les partisans d’un renouveau post-Erdogan déchantent. Le virage à droite opéré par leur candidat lors de l’entre-deux-tours pour essayer, en vain, de rattraper son retard, n’y aura rien fait. Outre la ténacité du président sortant, ces élections ont mis en évidence les lames de fond traversant la politique turque, résumées en un constat : l’électorat turc a dans sa majorité privilégié les questions identitaires et sécuritaires sur les enjeux socioéconomiques.
Un entre-deux-tours pour rien ?
Si la participation a perdu trois points par rapport au 14 mai, s’élevant à 85 %, la carte électorale n’a pas bougé entre les deux tours, dessinant un pays divisé entre un électorat plus progressiste dans les grandes villes et les régions côtières et kurdes et un vote conservateur dans les régions de l’intérieur du pays. L’écart entre les deux candidats est, lui aussi, resté à peu près le même qu’au premier tour. Les voix de l’ultranationaliste Sinan Ogan, le troisième homme du prem... [Courte citation de 8% de l'article original]
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