Dans l'Irak à sec, un artiste veut préserver la gondole traditionnelle

LE FIGARO - 29/05
Le changement climatique et les technologies modernes menacent les meshhouf. À Bagdad, sur les eaux du Tigre, Rachad Salim se bat pour préserver ces bateaux qui voguent «depuis l'époque des Sumériens».

Voguant sur le Tigre à Bagdad, de jeunes Irakiens mènent des barques traditionnelles. En Irak frappé par la sécheresse, le spectacle est pensé par un artiste qui souhaite préserver ces gondoles des marais, dont la tradition remonte aux Sumériens. Il faut sauver «de l'extinction une facette essentielle de notre civilisation, qui existe depuis quatre ou cinq millénaires», plaide Rachad Salim, peintre et sculpteur de 62 ans, fondateur de l'ONG Safina Projects.

Car le Meshhouf, cette gondole de forme allongée, construite en bois et dotée d'une extrémité effilée, a gardé la «même forme depuis l'époque des Sumériens», pr...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...